AlphaCity


 Il en est des villes comme des animaux, on y trouve des dominants : mâles comme les dos argentés des clans de gorilles, femelles comme la matriarche d'une harde d'éléphants, ou un couple constitué comme dans une meute de loups. 

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Le téléphérique de Spiderman

Ville : nf, mais les villes ont surtout un sexe, un des trois sexes. Paris classiquement serait une femme, ville centrale vers laquelle tout converge et qui lentement a enfanté une nation. Londres capitale impériale serait un homme qui conquiert et domine, les uns après les autres, peuples et nations. New York, ityphallique et océanique, serait un hermaphrodite, un couple à elle seule, une ville jeune à tout jamais et qui, de par cette nature ambivalente, peut tout englober et devient l’archétype des villes alpha, NYC c’est AlphaCity.


 

                         

  NEW YORK 

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi j'affirme haut et fort que je connaissais déjà New York avant d'y aller pour la première fois. La ville des villes m'était familière, plus que des villes françaises où j'étais déjà allé, Bordeaux, Reims, Sète ou Montpellier.

L'imprégnation culturelle que j'ai reçu des États-Unis, imprégnation de cette « Amérique » qui a produit Steinbeck, Hendrix, Cormac Mc Carthy, les Black Panthers, Geronimo, Scorcese, Jim et Toni Morrison, Neil Young (quoique né Canadien), Walker Evans, Totanka Yokanta, Howard Zinn, le Velvet Underground et Lou Reed, Woody Allen ; ces personnages (et tant d'autres) qui m'ont aidé à trouver cette vallée de larmes supportable et même, parfois, belle et intéressante à traverser. Et New-York est la ville la plus présente dans la création, dans la représentation, notamment dans le cinéma et la photographie, de toutes les villes U.S, de tout ce qui fait l'Amérique.

 

Alors, oui, j'étais familier de New York avant d'y aller et quand j'y suis allé je l'ai vérifié ; et j'ai été renversé de bonheur et de plaisir. 

 

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skyline 2008
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skyline 2013

MANHATTAN

Manhattan, nom indien désigne l'île originelle, le centre, la ville comme on le dit dans les romans de Westlake, aller dans Manhattan c'est aller en ville ; comme lorsque je quittais mon quartier du 20e arrondissement j'allais en ville, dans les arrondissements du centre de Paris. Les Hollandais achetèrent, contre une poignée de florins et un sac de verroterie, Manhattan "l'île aux collines" à la tribu amérindienne qui l'habitait. Puis ils ont construits un mur, d'où Wall Street, contre les Amérindiens spoliés et contre les Anglais qui s'emparèrent très vite de ce qui allait devenir le centre du monde. 


New York City a commencé sur Manhattan, avec l'expansion et la construction des ponts New York a englobé Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island ; un peu comme Paris s'est étendu aux villages environnants : Belleville, Charonne, Montmartre, Auteuil. Deux ascensions au programme pour voir Manhattan, l'Empire State Building, pour voir la ville la nuit et avoir Midtown à vos pieds ; Top of the Rocks, pour voir tout Manhattan et l'Empire State Building. Manhattan c'est aussi un grand nombre de quartiers, souvent très typés, et dont je vous propose un petite visite.

 

                                       Downtown et la baie

Dans Manhattan, le premier des cinq Borough qui constituent New York, Downtown correspond à la première implantation des Européens sur l'île, au fameux Financial District (un des centres du pouvoir) et où se trouvent les quelques rues non rectilignes de Manhattan. L'immense baie de New York forme le cadre géographique, morphologique de la mégalopole. J'imagine que ce fut un magnifique paysage marin, assez plat certes, mais large, aéré, dont on prend la mesure en bateau, avec une vaste embouchure, celle de l'Hudson, une autre plus étroite, l'East River qui est un bras de mer. New York se ressent comme une ville maritime, une vraie ville océanique, et ce n'est pas le moindre de ses charmes.   

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L'estuaire de l'Hudson

 Pas question de couper à la visite de Liberty Island, quoique je n'en ferai pas une priorité si je n'avais que quatre ou cinq jours à New-York.

Je dirai que cette visite se justifie aussi par les vues et les angles qu'elle livre sur la ville et la baie (voir ci-contre). Malheureusement Ellis Island, île en grande partie artificielle, qui fut le centre de tri et de quarantaine où passèrent douze millions d'émigrants (dont descend un tiers des citoyens des Etats-Unis), était encore fermée suite aux dégâts causés par l'ouragan Sandy. Quant à la fameuse statue de Bartholdi et de la Liberté, il faut réserver pour la visiter et grimper jusque dans sa couronne (le flambeau ne se visite plus), et nous n'avions pas réservé. La traversée de la baie reste l'essentiel, alors, si vous n'avez pas le temps ou d'argent, LA solution est de prendre le ferry de Staten Island, qui donne en plus l'occasion de bénéficier d'un service gratuit au pays du dieu Dollar. Les points de vue et les sensations que donnent cette traversée me semblent un incontournable d'une visite de New-York. Sur un bateau, on visualise à quel point Manhattan semble posée sur l'eau, une ville de totems, une ville paquebot qui, malgré son gigantisme, malgré sa verticalité paraît vulnérable face à la puissance calme, horizontale, de l'océan. 

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Un des temples de la finance
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Il paraît que ça porte bonheur de toucher les couilles du taureau de Wall Street. Ils sont nombreux des deux sexes à y passer, en témoigne la patine lustrée par tous ces attouchements. J'ai pensé à la braguette renflée et au nez du gisant de bronze de la tombe de Victor Noir au Père Lachaise, usés comme ces testicules taurins.

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Evidemment, Downtown ne vaut pas que pour les gratte-ciels de Wall street, ni pour son taureau, ni pour Ground Zéro qui marque l'emprise au sol des Twin Towers abattues le 11 septembre 2001, lieu muséifié et devenu un des deux ou trois endroits les plus visités de New York, ou l'un de ses grands magasins (très décevants) temples du shopping discount. Downtown c'est le front de mer, le fort, Battery Park et ses monuments, l'ambiance sinistre du dimanche où les lieux sont vides et silencieux, c'est le musée amérindien (court mais très intéressant) et nombre d'autres sites que nous n'avons pas eu le temps de visiter. 

 

 

 

 Midtown  

Midtown c'est le coeur de la ville, des quartiers très typés, Bowery, Little Italy, Chelsea, les "Villages" et la forêt de gratte-ciels d'où émerge les sommets de l'Empire State Building et du Rockfeller Center. On trouve là les bâtiments historiques et emblématiques : Grand Central, la Bibliothèque Municipale, la Poste centrale, le Madison Square Garden, Macy's, le Flat Iron, la Trump Tower ...


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Ravalement de façade chez Macy's
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La femme endormie

 Central Park

Dans une île de Manhattan qui n'est pas encore entièrement bâtie, le territoire de Central Park est en 1850 un vaste terrain naturel de marécages parsemé de gros blocs rocheux ; on y trouve de véritables villages de squatters semi-ruraux et de larges zones qui servent de décharge publique. Les travaux commencent en 1857, ils seront titanesques : il fallut drainer les marécages, détruire 300 000 mètres cubes de rocher, apporter trois millions de mètres cubes de terre, planter 500 000 arbres ; 1 500 ouvriers travaillèrent sur ce chantier qui dura douze ans. Central Park connut une vie fluctuante, sensible aux grands mouvements historiques et sociaux comme l'apparition de l'automobile, la crise de 1929, l'augmentation de la criminalité ou le mouvement pacifiste des années 1960. Devenu à nouveau très sûr, quoiqu'il soit déconseillé de s'y promener la nuit, Central Park offre ses des espaces attrayants où, en baguenaudant, vous assisterez à des concerts de musique baroque ou de percussions, des performances athlétiques ou, plus simplement, vous pourrez vous posez sur l'un des bancs (sponsorisés) ou l'une de ses immenses pelouses pour un pique-nique, une sieste ou une séance de bronzage entre deux visites des quartiers chics et des musées environnants.

Une carte un peu schématique

du parc ; sa faible largeur permet de le traverser facilement et de

passer agréablement d'Ouest en Est,

dans l'autre sens ça marche aussi.

 

 


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La jeune femme fatiguée et l'orchestre baroque
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L'un des "playgrounds" de Central Park.
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Do not bleach she says
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Canots sur le lac principal de central Park, très romantique avec en arrière-plan le San Remo.
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Les avenues qui entourent Central Park sont parmi les plus belles et les plus chères de Manhattan. la Fifth Avenue et son "museum mile" avec entre autres le Guggenheim, le Met, le Whitney et la Frick Collection ; Central Park West et quelques-uns des plus beaux bâtiments de la ville : le Dakota Building où fut assassiné John Lennon et les plus anciennes "twin towers" de New York, le San Remo. A l'angle Sud-Ouest de Central Park se croisent Broadway, la 9e rue et Central Park West, qui forment ainsi Columbus Circle une des places les plus fameuses de Manhattan, et où l'on aperçoit de magnifiques spécimens féminins de WASP, ici une lointaine descendante d'immigrés flamands.

 

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Columbus Circle's Isabelle
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Devant le musée Guggenheim

Morningside Heights et Harlem

Deux quartiers pour un chapitre, c'est de la flemme ou n'ai-je pas assez de photos ? Allez savoir, mais ça me vient surtout du début de la "Reine des Pommes" de Chester Himes, où le livre s'ouvre sur un personnage regardant du haut de Morningside vers la "plaine", vers Harlem. Du temps où opèrent les personnages des romans (Fossoyeur Jones et Ed Cercueil) je n'aurais pas mis les pieds à Harlem, pas de manière aussi décontractée en tout cas. Harlem redevient, peu à peu, ce qu'il était avant de devenir le ghetto noir, pas de manière identique, mais de nouveau le quartier s'embourgeoise et blanchit à vue d’œil.

 

Harlem m'a donné l'impression d'avoir plus d'églises, de temples et de lieux de culte que Paris a de bistros. Partout on butait sur l'un ou l'autre de ces antres où se déclinaient les nuances du culte chrétien. En ce dimanche où nous nous promenions, les prédicateurs étaient de sortie, la sono faisait porter loin leurs prêches et, au coin de la rue, un gros homme habillé de blanc distribuait les tracts de sa secte comme un militant de L.O. sur un marché.



 

Après une séance de Gospel très décevante, mais je ne saurais vous donner un conseil pour dénicher le bon spectacle, nous avons testé la « soul food », la cuisine métisse du Sud des États-Unis. Un melting-pot culinaire où se mêlent les produits et les influences amérindiennes, afro-américaines et blanches. Avec le gombo, le riz et le sorgho les esclaves noirs utilisèrent les produits locaux, le maïs sous ses innombrables formes, le manioc, les viandes de chasse comme le chevreuil, l'opossum ou le raton-laveur et des produits de la pêche comme le crabe et les crevettes. Avec ces légumes et ces céréales, les Noirs utilisaient le plus souvent les bas morceaux des viandes d'élevage, foies et gésiers, pattes de poulets ou pieds de cochon cuits dans de la graisse animale ; ils obtenaient une cuisine certes grasse mais énergétique, vitale pour supporter les énormes charges de travail à fournir. De nos jours, la « soul food » a été allégée par l'utilisation d'huiles végétales ; le résultat reste roboratif mais très goûteux et généralement l'addition s'avère raisonnable. Nous n'avons pas évité un déjeuner en terrasse chez Sylvia's l'une des adresses les plus connues de Harlem mais aussi chez Manna's, un self de « soul food », très rustique, très cantoche, mais bon et pas cher.

Morningside était notre lieu de résidence, un quartier extrêmement agréable situé entre les deux grands parcs de Manhattan, Central Park et Riverside Park dont les allées sinueuses et vallonnées longent l'Hudson. Morningisde, au nom poétique, c'est aussi le quartier étudiant où l'université de Columbia étale ses bâtiments. 

Le quartier est calme et très bien desservi par le bus 4 pour se rendre sur le "museum mile" en contournant Central Park par le nord ou pour descendre en métro (lignes 1,2,3 entre autres) dans le sud de Manhattan. De plus, comme nous avions loué un studio, la profusion de bons commerces de bouche le rendait encore plus attrayant.

 

BROOKLYN

 Long Island s'étend sur 190 kilomètres de long pour 30 de large, sur cette île très vaste se trouve de magnifiques littoraux, la réserve naturelle de Jamaica Bay en pleine agglomération, le Long Island Sound, véritable mer intérieure qui longe la côte septentrionale de l'île  et les fameux Hampton, avec ses plages ses villages et résidences de milliardaires. C'est à la pointe Ouest de cette île longue que se situe deux des "boroughs" de New York : Brooklyn et Queens. Ici, il ne s'agira de ne parler que de Brooklyn, populaire et de plus en plus branché, Brooklyn et son immense front de mer qui longe l'océan de Coney Island - la plage urbaine de NewYork, gaie et colorée avec son Luna Park et sa promenade en bois - jusqu'à Little Odessa, quelques kilomètres plus loin.

 De Borough Hall à Grimaldi's

De Borough Hall, la mairie du quartier, nous rejoignons Joralemon Sreet un quartier tranquille, très résidentiel aux rues bordées de belles maisons, en pierre de taille et en bois peints de couleurs vives, avec de belles portes en haut d'un perron. Rues ombragées d'une double rangée d'arbres et, après la cacophonie de Borough Hall, la circulation raréfiée fait de ces quelques rues un havre de calme. Tout en bas, on passe sous une sorte de périphérique le Brooklyn-Queens Expressway, puis on arrive sur les anciens quais du port.

 Passées les palissades des chantiers le paysage s'ouvre d'un coup et, soudainement, la vue apparaît : la skyline se dévoile de l'autre côté de l'East River, BAM ! Manhattan posé sur l'eau. Premier éblouissement pour la princesse ? Oui sans doute, la vue est magnifique, moins courante que la vue de la baie, la skyline est très compacte à cet endroit. Nous déambulons sur cet ancien "pier" mais nous devons remonter car les travaux ne sont pas terminés. La rue en hauteur longe les nouvelles installations des quais qui, depuis notre visite, doivent être terminées : terrains de sport, piscine, promenades, jardins.

Avant de traverser le pont, nous sommes allés chez Grimaldi, un restaurant italien qui nous aurait tendu les bras s'il en avait eu. Sagement nous nous mettons dans la file et de temps à autre la porte s'ouvre et le factotum fait entrer quelques personnes. Alors, puisque j'ai le temps de lire les menus et les informations affichés, sachez que Grimaldi à plusieurs adresses en ville, mais ici nous sommes à Brooklyn, près de l'extrémité du pont, du côté de Poplar Street.

Une limousine aux vitres fumées s'arrête, un type grand, massif, en costard, descend grille la file d'attente. D'un regard il fait taire un marmonnement de protestation, il entre et ressort dix ou quinze minutes plus tard, suivi par un serveur qui porte une dizaine de très grandes boîtes à pizza. Bon, après cet intermède folklorique nous attendons encore, je n'en peux plus de faim et de lassitude mais voilà, nous entrons dans l'établissement. Ambiance cosy, banquettes, chaises rembourrées, grand vieux comptoir en croissant de lune et une salle à l'étage où nous nous installons. Nous commençons à choisir notre pizza, deux petites annonçons-nous prudemment, mais sur les conseils du serveur nous n'en commandons qu'une. Le temps de profiter d'une Brooklyn Lager, arrive sur un chauffe-plat une pizza grande comme une roue de charrette, de quoi effectivement manger à deux. Délicieuse, une vraie pizza à l'italienne, pâte fine et garniture méditerranéenne. Aaaahhh c'est bon, je vous conseillerais bien d'y aller mais je vois sur des sites « tourisme » des commentaires très négatifs (beaucoup plus de très élogieux) et contradictoires. Alors Grimaldi serait devenu Juliana (juste un peu plus bas) et ne servirait ni vin ni alcool ? Anyway, quand nous y sommes allés, la pizza était délicieuse, la bière fraîche et, après la file d'attente à l'extérieur, le service s'est avéré efficace, très pro et même prévenant puisqu'il nous a évité de trop commander.

 

Brooklyn Bridge

 

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Brooklyn Bridge

Le pont de Brooklyn relie Downtown aux quais de Brooklyn, il fut décisif dans la réunion de ces deux grands "boroughs" dans l'entité New York City. Je reprends une photo argentique reproduite je ne vous dirais pas comment, les puristes qui pourraient me lire s'en arracheraient les cheveux. J'aime bien cette photo, le pont est extrêmement graphique, photogénique, un ouvrage magnifique, l'heure matinale favorable, les premiers piétons traversaient le pont, juste assez nombreux pour animer le cadre. Lors de mon deuxième séjour le pont était en travaux. Recouvert de bâches qui nuisaient à son harmonie, il fallu contourner la difficulté et utiliser ces toiles immenses, rapiécées, du chantier qui tamisaient la lumière et formaient un décor incongru comme le rideau de 

scène d'un théâtre miteux.

 

Photo Isabelle Guyot
Photo Isabelle Guyot

                                                        

Coney Island

 

Coney Island, c'est la plage et le parc d'attractions, la promenade en bois et le palmier en plastique, c'est une station balnéaire populaire au cœur d'une des plus grandes villes du monde. Coney Island c'est les photos en noir et blanc un peu tristes, les envahissements du sable et de l'eau aux heures chaudes de l'été, c'est Nathan's et ses délicieux burgers, la Grande Roue et de multiples attractions et, comme nous l'avons découvert un dimanche, un gigantesque et très coloré "dancefloor".